L'homme est toujours responsable de ses actes. Mais ce raisonnement n'a qu'une apparence de vérité : le comportement d'un animal est en fait dicté par son instinct, de sorte que l'animal ne peut pas s'empêcher d'agir comme il agit. La responsabilité n’est pas également partagée dans ce cadre de pensée : hiérarchie affirmée entre ceux qui peuvent promettre, et ceux qui vivent de cette promesse. A l’inverse cette position est jugée inconsistante par leurs adversaires (« incompatibilistes ») : à partir du moment où on admet que nos actions sont déterminées ainsi, il faut admettre que nos décision et nos actes sont causalement déterminés comme n’importe quel élément de la nature, et qu’ils sont par principe (si l’on connaît l’ensemble des conditions antécédentes et si l’on dispose des lois adéquates) prédictibles. Qu'est-ce que l'autorité ? La liberté, prise ici au sens politique, est le pouvoir de jouir de ses droits civiques. La liberté est un pouvoir propre à l'Homme d'agir sans contrainte selon sa volonté ; en effet elle lui permet de décider, de prendre ses responsabilités ou non face à des choix. La liberté d’action (le pouvoir de faire), en tant qu’elle est factuellement vécue, est une réalité irréductible. « Ne pas céder sur son désir » prévient Lacan. Elles sont les conditions nécessaires à l’ordre social et aux progrès. Nous avons vu que pour la philosophie de la conscience une telle compatibilité semble impossible… Une observation doit ici retenir notre attention : l’expérience subjective de la liberté n’est pas une illusion en tant qu’elle existe. Liberté et moralité A) La liberté est une exigence de la morale. ), et une déresponsabilisation massive, il devient de plus en plus urgent de retrouver une responsabilité propre, mesurée, mais ambitieuse. D’une façon cette fois-ci plus globale, et quoiqu’on pense de cette pensée foncièrement inégalitaire et élitiste, nous pouvons affirmer que la thèse du déterminisme telle qu’elle peut être développée (différemment) chez Spinoza ou Nietzsche, avec la critique radicale du libre arbitre qui lui est associée, n’exonère absolument pas l’homme de la responsabilité, au contraire. La question est la même dans ce dernier cas : quelles actions sont possibles et efficaces pour des changements souhaitables ? En effet, il arrive que les conséquences de nos actes ne soient pas intentionnellement voulues, et qu’elles résultent d’erreur, d’ignorance ou d’imprudence. Une pierre reçoit d’une cause extérieure qui la pousse une certaine quantité de mouvement, par laquelle elle continuera nécessairement de se mouvoir après l’arrêt de l’impulsion externe. La philosophie doit éviter les confusions conceptuelles (par exemple entre registre du droit et registre de la liberté), tandis que le droit doit renoncer à faire de la mauvaise philosophie (par exemple en montant en généralité à propos de la notion de liberté au lieu de garder l’efficacité que lui donnent sa limitation et … ... Tous droits réservés. Dans une société libre, il existe toujours des règles de base qui protègent la liberté et la propriété de tout le monde. ; 2.3 La liberté : quelque chose qui doit être conquis par l’esprit; 2.4 La liberté individuelle et la liberté collective. Ceux d’entre vous qui me connaissent m’ont souvent entendu parler de liberté individuelle et de libre marché. La responsabilité est de ce point de vue la conséquence logique d’un tel pouvoir : d’une part, je ne peux pas faire n’importe quoi, et d’autre part, ma responsabilité sera nécessairement relative aux conséquences obtenues de mes actions. Quelles actions prennent suffisamment en compte les contraintes du réel, de façon à pouvoir peser le plus efficacement possible sur ces changements ? liberté et responsabilité. On peut opposer liberté et déterminisme, qui repose sur le principe de causalité. Dans notre monde moderne et sécularisé, il ne peut qu’en être autrement : même si l’acquiescement au réel garde toute sa valeur, nous ne pouvons plus donner au conseil d’Epictète le même sens (les choses extérieures d’un côté, les représentations intérieures de l’autre). Déterminisme, nécessité. C’est précisément cette représentation   intellectuelle fortement enracinée dans nos esprits qu’il s’agit d’interroger pour en   déceler les éventuelles limites : quel est au juste cette liberté, et comment prendre en   compte les déterminismes qui pèsent sur nos actions ? (1) Sens 1. : être responsable d [un acte : le fait qu [on puisse nous l [attribuer (et donc éventuellement en répondre devant X) • 1ère condit° nécess. Voilà donc exposée la problématique générale de notre question…, Un système de responsabilité en faveur de l’individu maître de ses choix… Responsabilité et autonomie, La question qui se pose aussitôt est la suivante : un tel déterminisme est-il compatible avec l’existence d’une responsabilité autonome, au sens où nous l’avons définie ? Nous serons néanmoins jugés responsables de nos actes par référence avec « un homme avisé et prudent » qui aurait eu un comportement plus adapté[22]. [2] « L’existentialisme est un humanisme », [3] Dictionnaire de Philosophie, Encyclopédie Universalis, article « responsabilité », [5] Lire à ce sujet le livre deBYUNG-CHUL HAN, « Dans la nuée », [6] « Humanisme de l’autre homme », Emmanuel Lévinas. Contrairement au poète, « l’homme de l’éthique affirme « Je est le même »[4]. Propulsé par Créez votre propre site Web unique avec des modèles personnalisables. Le sens profond de la philo : Socrate, « poisson-torpille »... Quel bilan d’étape pour le Café Philo Sophia, Peut-on parler d’un véritable culte du corps, la notion de 'société alternative' en question, Lesrapports de l'homme avec la nature : changer de paradigme philosophique, L’enseignement de la morale laïque à l’école. Je suis professionnellement indépendant depuis mes débuts en électronique vers le milieu de l’adolescence. Surtout, ils ne doivent rien faire qui permettrait aux individus d’éviter les conséquences de leurs actions. L’avènement de la Modernité démocratique, en instituant une humanité qui doit désormais inventer collectivement l’avenir et se libérer des anciennes transcendances religieuses, développe l’autonomie individuelle de chacun, et par conséquent ouvre un champ de responsabilité sans commune mesure avec celui des sociétés traditionnelles qui la précédent. C’est la réponse à une telle question qui permet de ne pas rester totalement impuissant face au problème d’une irresponsabilité théoriquement presque illimitée, comme l’observe finement Ricoeur[28]. La liberté a d'abord été conçue dans le domaine de l'action et de la politique. Penser l'art de l'acteur.". Il ne faut pas lâcher sur notre principe républicain ! La grande difficulté à laquelle nous sommes confrontés est celle d’une « vie girouette » tant qu’elle n’est pas libérée par la connaissance : beaucoup de joies passives ne sont pas durables et se retournent contre elles-mêmes, car elles sont relatives à de faux objets qui finissent par me détruire au lieu d’augmenter ma puissance d’agir (exemple de l’alcool). L’opposition spéculative entre liberté et déterminisme peut-elle être surmontée ? La responsabilité de celui qui « se porte garant » implique ici une relation de dépendance ou de pouvoir. Émancipation politique et idéologie en Amérique latine , Université Paul-Valery Montpellier 3, mention T.H. Personne ne peut répondre à ma place. [7] « Le Principe responsabilité », Hans Jonas. La liberté comme fondement de la responsabilité II. , d’inspiration stoïcienne : confrontés à un certain nombre de maux et de contraintes –qui sont pour l’essentiel ceux du tragique de l’existence : le désamour, la solitude, la maladie, la guerre… -, et qui ne font qu’exprimer le hiatus entre mes désirs et la réalité, nous devons toujours prendre la pleine mesure du réel et de ce qu’il est en notre pouvoir de transformer. C’est le règne d’une autonomie individuelle associée à un manque total d’autonomie collective, qui se traduit en particulier par un « esprit de responsabilité » ou une citoyenneté déficients. La liberté, c’est aussi un pouvoir que nous avons sur nous-mêmes et sur les choses du monde…. La responsabilité est de ce point de vue la conséquence logique d’un tel pouvoir : d’une part, je ne peux pas faire n’importe quoi, et d’autre part, ma responsabilité sera nécessairement relative aux conséquences obtenues de mes actions. Les philosophies dites de la conscience ne sont pas naïves au point de penser que les déterminismes n’existent pas ; il suffit de se référer à n’importe quels travaux scientifiques pour être convaincu que les lois de la causalité sont présentes dans la nature, et qu’elles permettent de rende compte de la plupart des phénomènes, phénomènes naturels mais aussi phénomènes sociaux ou psychologiques. Liberté et soumission semblent incompatibles par définition. Spinoza fait une distinction claire entre vouloir quelque chose, y compris rationnellement, et considérer que ce vouloir est lui-même libre (au sens du libre arbitre). La réponse typiquement spinoziste concernant ce chemin est la joie de connaître, joie active et non plus passive. Deux conceptions de la responsabilité, l’une qui implique le libre-arbitre, l’autre non. Il honore ou méprise autrui à l’aune de ce qu’il est. L'universalisme républicain est-il conciliable avec les particularismes ? Ce sentiment ne fait que renforcer le repli sur soi, la défiance généralisée, le retrait de toute forme d’engagement, et les attentes populistes. La deuxième partie de l’argumentation me semble nous donner raison : Si le déterminisme causal est compatible avec un certain type de liberté, que se passe-t-il dans l’hypothèse d’un indéterminisme causal ? « Devenir ce que nous sommes » dit Nietzsche… « Retrouver une autorité de soi-même » nous propose Spinoza. Nous savons qu’historiquement, les considérations théologiques ont joué un rôle non négligeable dans la défense de ce concept de libre arbitre : saint Augustin en particulier traite de cette question : il est nécessaire de préserver le Dieu créateur de la responsabilité du mal. Alors que l’éthique traditionnelle se concentre sur la qualité morale de l’acte momentané lui-même, dans lequel on  doit respecter le droit du prochain qui partage notre vie, Hans Jonas s’intéresse aux actes (qui ne sont plus ceux d’un sujet individuel mais dont la dimension est collective) qui ont une portée causale incomparable en direction de l’avenir, cette portée étant selon lui irréversible. Opposé à une telle conception qui entend absorber la notion de responsabilité dans les raisons justificatives de la sanction, la théorie rétributive  défend l’existence autonome du concept de responsabilité : « On n’est pas responsable d’un acte illicite parce qu’on est le sujet approprié d’une sanction, mais on est le sujet approprié d’une sanction parce qu’on est responsable de l’acte illicite[18] ». L'existentialisme de Jean-Paul Sartre est probablement la philosophie qui défend la conception de la responsabilité la plus radicale. Le sentiment commun de liberté au sens où l’entend la philosophie de la conscience ne fait pas débat, il est de l’ordre de l’évidence, et nous devons en ce sens postuler la liberté. Il s'agit alors de la liberté de faire, et l'homme libre s'oppose au prisonnier ou à l'esclave. Car une telle « génération spontanée » de l’action ne peut tenir lieu d’explication. Même dans le cas d’une responsabilité purement morale, celui qui est responsable devant lui-même répond au juge qu’il se donne, exprimant ainsi une scission ou un dédoublement à l’intérieur de lui-même. Les arguments les plus significatifs en faveur de cette hypothèse du libre arbitre sont les suivants : Comment maintenant les partisans du déterminisme s’opposent à une liberté qui serait synonyme de libre arbitre : nous citerons simplement ce texte de Spinoza utilisant la métaphore de la pierre : la liberté, entendue comme libre-arbitre, est une illusion de la conscience. L’expérience quotidienne du libre arbitre où je me représente comme agent libre à l’origine d’une chaîne causale d’évènements est bien réelle, même si cette liberté n’est qu’une illusion. "Etre soi-même, devenir soi ?" ►Etymologiquement, dérivé savant de responsus, participe passé de « respondere » au sens de « se porter garant ». Responsabilité : anticipation sur l’acte accompli ; voir la portée de ses actes : avoir une conscience de … Cette pierre, assurément, puisqu’elle n’est consciente que de son effort, et qu’elle n’est pas indifférente, croira être libre et ne persévérer dans son mouvement que par la seule raison qu’elle le désire. L’être humain croit choisir, mais un choix qui est aussi prédictible que les phases de la lune est une illusion de choix. Que signifie cette formule un peu énigmatique ? Liberté et déterminisme est un sujet majeur à maîtriser pour le bac de philosophie. Illusion du libre ?arbitre et élision de la responsabilité. Telle est peut-être l’enjeu d’une nouvelle responsabilité en direction de l’avenir. En revanche, nous pouvons comprendre cet asservissement, notamment par le biais de la science des affects[33], ce qui est libérateur et ouvre de nouvelles options d’existence. Elles sont la base sur laquelle repose la civilisation. Une liberté qui n’aurait rien de commun avec le libre arbitre ? Je considère que la liberté et la responsabilité sont les fondements d’une société pacifique et prospère. III. Faculté de philosophie, Université Laval ISSN 0023-9054 (imprimé) 1703-8804 (numérique) ... républicaine selon la lettre, seuls les citoyens dits actifs ont droit de vote et peuvent accéder aux responsabilités publiques. C’est la réponse à une telle question qui permet de ne pas rester totalement impuissant face au problème d’une irresponsabilité théoriquement presque illimitée, comme l’observe finement Ricoeur, . « Pour ma part, je dis que cette chose est libre et agit par la seule nécessité de sa nature, et contrainte cette chose qui est déterminée par une autre à exister et à agir selon une modalité précise et déterminée. Il est facile de démontrer[25] que l’hypothèse du déterminisme causal est incompatible avec l’existence de plusieurs options : nos futurs possibles doivent »dériver de notre passé réel », sont « des extensions de ce dernier », et cet agent ne pourra pas agir autrement qu’il n’agit. La liberté consiste à exister et accroître, accomplir sa puissance propre, en lien avec le conatus[30]. Nous voilà d’emblée au cœur du sujet…. Pensons au personnage d’Hernani, souvent cité comme incarnant une forme de liberté romantique, qui est pourtant comme le dit Victor Hugo « une force qui va », obéissant, comme Rodrigue dans Le Cid, à une nécessité intérieure qui la meut. Cette obligation vécue suppose que cet autre s’offre à lui sous les traits d’un pouvoir légitime. Face aux menaces que font peser sur l’humanité les nouvelles technologies, il est nécessaire de repenser le concept de responsabilité[7]. Quant est-il d’un tel principe quand il s’agit d’actes commis par erreur, ignorance ou imprudence ? Pour le comprendre clairement, prenons un exemple très simple. Une des dimensions du contrôle de l’action d’un agent est l’existence de plusieurs options possibles concernant cette action[24] (1), en particulier le fait de pouvoir ne pas l’avoir réalisée. [41] N’est-ce pas au fond la définition la plus profonde de ce qu’est l’identité personnelle : la permanence de soi à travers la « mienneté » (Ricoeur) ? Pour faire simple, le problème est le suivant : Car si « l’homme fait le mal par nécessité de nature »[10], comment lui attribuer une quelconque responsabilité ? Selon la première théorie, la responsabilité se définit par les raisons justificatives de la sanction– qu’il s’agisse de l’éloge ou du blâme en morale ou de la peine en droit pénal –, qui sont essentiellement préventives. Un choix fondamental de ce système en faveur de l’individu maître de ses choix, capable d’orienter son comportement en conformité ou en accord avec un système de normes. Une liberté qui ne réside pas dans le fait de faire n’importe quoi, et qui semble intimement associée à la responsabilité. ... Peut on concevoir libertés sans responsabilités? Il est cependant patent que notre modernité tardive semble avoir beaucoup de difficulté pour parvenir à articuler liberté et responsabilité individuelles et liberté et responsabilité collectives : nous vivons aujourd’hui un paradoxe poussé jusqu’à la contradiction entre une autonomie et une puissance individuelle qui se sont effectivement développées avec l’extension des droits et l’approfondissement de l’individualisation, et le sentiment d’une impuissance collective sur le plan de la conduite du cours du monde[44]. Telles sont les questions de cette nouvelle responsabilité Si nous ne nous positionnons pas ainsi, nous sommes à proprement parler irresponsables… Cette conception d’une gestion de sa propre responsabilité dans la vie est finalement assez proche de la 3ème maxime cartésienne de sa morale provisoire[29], d’inspiration stoïcienne : confrontés à un certain nombre de maux et de contraintes –qui sont pour l’essentiel ceux du tragique de l’existence : le désamour, la solitude, la maladie, la guerre… -, et qui ne font qu’exprimer le hiatus entre mes désirs et la réalité, nous devons toujours prendre la pleine mesure du réel et de ce qu’il est en notre pouvoir de transformer. Mais Fisher continue de parler à ce propos « d’un certain type de libre arbitre »,  compatible avec ce second type de contrôle, semblant tenir à préserver son existence… Ne peut-on pas plutôt repenser le concept même de liberté ? ►Notons ensuite que les domaines empiriques d’application de la responsabilité sont globalement de deux ordres : Responsabilité civile : obligation de réparer dommage lorsque l’on a commis une faute, dans certains cas prévus par la loi (les Assurances peuvent prendre en charge cette responsabilité à notre place). Lorsque nous projetons la responsabilité sur des entités collectives telles que l’Etat, la société, le capitalisme, la mondialisation, l’immigration etc., nous ne devrions jamais oublier qu’ultimement nous sommes nous aussi par principe (c’est-à-dire en démocratie) responsables…  La responsabilité en ce sens doit être partagée entre des sujets individuels et des instances collectives, et c’est précisément dans la sphère publique qu’un tel partage peut –partiellement – opérer. La sanction (morale ou juridique) sera cependant personnalisée en fonction des caractéristiques personnelles (nous y reviendrons) de l’agent. Mais votre liberté s’arrête là où commence celle des autres. Les « compatibilistes » pensent que les actes déterminés par un ensemble de facteurs sur lesquels nous n’avons pas nécessairement prise (éducation, milieu social, dispositions diverses, ou simplement concours de circonstances) n’exclut pas la responsabilité de l’agent, puisque ce déterminisme laisse intact les notions d’action rationnelle, de délibération, de choix et de décision. Il est important d’avoir en mémoire ce point avant d’aborder la question de la nature de notre système de responsabilité, qui semble reposer sur l’individu maître de ses choix : s’interroger pour savoir si une personne est responsable d’un acte particulier revient à se demander, selon Marc Neuberg, , 1) si elle dispose des capacités cognitives et volitives lui permettant de comprendre certaines normes morales ou légales, et les appliquer dans des circonstances concrètes 2) s’il y a ainsi « un engagement cognitif et volitif minimum » qui se traduit par une action intentionnelle, avec la conscience de ses conséquences. Quels progrès ? ", Rencontre avec Michel Maffesoli interrogé par Daniel Mercier et Patrice Padilla, séminaire Marcel Gauchet "crise de la démocratie et radicalisation de la Modernité", L'impuissance démocratique pourquoi ? Discussion, Théorie préventive et théorie rétributive. Mais seul Dieu (la Nature naturante) existe et agit par la seule nécessité de sa nature (il est entièrement cause de soi)[31]. En effet, se satisfaire de la nécessité n’implique nullement une forme de résignation. 2, "Nous considérons-nous comme des héritiers". »[15]. Cette permanence de la pierre dans son mouvement est une contrainte, non pas parce qu’elle est nécessaire, mais parce qu’elle doit être définie par l’impulsion de causes externes, et ce qui est vrai de la pierre l’est aussi de tout objet singulier, quelle qu’en soit la complexité et quel que soit le nombre de ses possibilités : tout objet singulier, en effet, est nécessairement déterminé par quelque cause extérieure à exister et à agir selon une loi précise et déterminée. Cette pensée s’inscrit dans une vision de la nature et du monde entièrement gouvernée par la nécessité. « Ce qui est réel, bien sûr, c’est seulement un certain mélange, une certaine proportion de citoyenneté active et de citoyenneté passive »[43]. Le concept de citoyenneté traduit précisément cette dimension de responsabilité collective : reconnaître les individus comme citoyens est une tentative d’instituer des sujets responsables de la conduite politique de la société, même si cette « institution » peut être considérée comme une « fiction » symbolique utile[42]. L’autonomie est peut-être alors la valeur centrale du point de vue de la responsabilité, qui ne peut se confondre avec le libre arbitre…. Une vie libérée par la connaissance nous conduit à être moins attaché et donc aliéné, mais du point de vue de Dieu (la Nature) tout reste entièrement déterminé. Au contraire, être libre implique nécessairement que vous devez être responsable de vos actions. C’est logiquement une première question que nous devons alors nous poser en nous inspirant des stoïciens : qu’est-ce qui dépend de nous ? Pas de liberté effective qui ne renvoie donc à un pouvoir et une capacité d’agir sur nous-mêmes ou sur le monde. COURS DE PHILOSOPHIE OLOMO P. STANISLAS Page 2 2. Mais Fisher continue de parler à ce propos « d’un certain type de libre arbitre »,  compatible avec ce second type de contrôle, semblant tenir à préserver son existence… Ne peut-on pas plutôt repenser le concept même de liberté ? Table des Matières. Peut-on ôter à l'homme sa liberté ? Par exemple, les gens seront libres de voler, de polluer, ou d’avoir des comportements dangereux qui causeront du trouble à tous les autres. La liberté est donc essentielle pour fonder la responsabilité morale et pénale. avec les félicitations à l’unanimité. [26] Ce qui signifie strictement que le déterminisme causal est faux, [27] Les chemins de la philosophie, « Spinoza et la libre nécessité », [28]Page 2 du présent texte : « …entre la fuite devant la responsabilité des conséquences et l’inflation d’une responsabilité illimitée, il faut trouver la juste mesure. Mais pour une telle pensée, la responsabilité est davantage une affaire de libération ou d’accomplissement personnels qu’un « statut » (juridique ou ontologique) qui me serait indéfectiblement attaché. Celle qui est soudée à l’idée d’auteur de ses actes ? Un choix fondamental de ce système en faveur de l’individu maître de ses choix, capable d’orienter son comportement en conformité ou en accord avec un système de normes. En effet, il arrive que les conséquences de nos actes ne soient pas intentionnellement voulues, et qu’elles résultent d’erreur, d’ignorance ou d’imprudence. C’est dans cette dimension de la contingence des « affaires humaines » que peut s’exercer la liberté humaine. Telles sont les questions de cette nouvelle responsabilité Si nous ne nous positionnons pas ainsi, nous sommes à proprement parler irresponsables… Cette conception d’une gestion de sa propre responsabilité dans la vie est finalement assez proche de la 3, maxime cartésienne de sa morale provisoire. 2.1 La liberté : le pouvoir de choisir; 2.2 La volonté libre n’est qu’une illusion. Lacan était un grand lecteur de Spinoza, [36] Pierre Zaoui, Les chemins de la philosophie, « Spinoza et la libre nécessité », [37] Nous retrouvons là la formule de Lacan, qui résume selon lui l’éthique de la psychanalyse : « Ne pas renoncer à son désir », [38]En tant que passives, ces joies sont toujours susceptibles de se retourner contre elles, d’où le projet spécifiquement spinoziste de la joie de connaitre comme pensée juste de la puissance), [39] Référence ici au texte de Spinoza précédemment cité sur l’impulsion qui fait rouler la pierre…, [40] 2ème Dissertation de la Généalogie de la Morale.

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